Libre en Christ ? (suite 2)

Dès la fin du 1* siècle, les chrétiens Romains, considéreront leur liberté en Christ comme ayant à donner un juste milieu aux manichéens qui séparent le bien et le mal, voyant cette doctrine particulièrement dangereuse, Rome par des conciles de ses théologiens balancera ce principe si important.
Le judaïsme recevait aussi des convertis, qui dans certains cas, se montrait activement prosélyte. (Le prosélytisme désigne l’attitude de ceux qui cherchent à  » susciter l’adhésion  » d’un public, susceptible de devenir en tout ou en partie des  » prosélytes  » c`est-à-dire de nouveaux adhérents à leur foi. Par extension, le prosélytisme désigne le  » zèle  » déployé en vue de rallier des personnes à une doctrine.
Comme on le voit dans les Actes des apôtres, et le Nouveau Testament, il y a une catégorie de personnes désignées sous le nom de craignant-Dieu (Actes 10; 22) dont l`Église de Rome pense être en passe de se convertir à son Église.
Le plus souvent, Elle constate qu’il s’agit de Gentils qui ne veulent pas se soumettre à la circoncision (Romains 2; 28) soient qu’ils hésitent devant une opération sérieuse pour des adultes dans les conditions d’asepsie de l’époque, soit qu’ils ne souhaitent pas aller jusque là.
Philon d’Alexandrie de l`an 25 av. J.-C. à l`an 50 après, deviendra un personnage sur lequel des exégètes romains se pencheront souvent. Ce contemporain de Jésus, de par sa vie même et de par la nature de ses écrits, reste encore aujourd’hui un sujet de controverse. Juif très imprégné de culture grecque, en fait un lettré comme type du milieu alexandrin – bien que plus brillant que ses coreligionnaires – et donc héritier d’une tradition qui s’appuye sur la Septante, il influencera la marche de l`Église, beaucoup plus que les lettres de Paul et celles des autres apôtres.
La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres et fin des siècles actuels) dont la rédaction s’est échelonnée entre le 8* siècle av. J.-C. et le 1* siècle après. Les versions compilées connues aujourd’hui, comme le Codex Sinaiticus pour le Nouveau Testament, sont notablement plus tardives que la période supposée de leur rédaction. Cela laisse un immense champ d’exploration aux exégètes et aux historiens et pose en termes aigus la question de l’inerrance (Infaillibilité) biblique.
Beaucoup d’écriture ?
À titre de comparaison sur les grands royaumes, nous disposons d’un nombre important de tablettes sumériennes antérieures à 3000 av. J.-C. et des papyrus égyptiens antérieurs à -2500 (archives des Maisons de Vie). Au bronze récent, c’est-à-dire pour la période précédent les premiers israélites, on dispose de correspondances diplomatiques et d’archives privées laissées par des rois qui entretiennent entre eux, dans tout le Proche-Orient, une correspondance régulière (Lettres d’Amarna) dans laquelle tous les monarques d’une certaine importance se trouvent régulièrement mentionnés. L’archéologie montre ainsi que le royaume de Juda (931-612 av. J.-C) est très en retard par rapport à tous les grands royaumes qui l’entourent.
Des écrits de Moïse et des prophètes, avant la fin de l`Ancienne Alliance on formera un codex, qui est un cahier formé de pages manuscrites reliées ensemble. Cet ancêtre du livre moderne a été inventé à Rome durant le 2* siècle av. J.-C. et s’est répandu à partir du 1* siècle, pour progressivement remplacer le rouleau de papyrus grâce à son faible encombrement, son faible coût, sa maniabilité et la possibilité qu’il offre d’accéder directement à n’importe quelle partie du texte.
Le Nouveau Testament, les écrits de Josèphe et les Talmuds, tels sont, les titres, des 3 sources que nous avons consultées. Il n’y en a pas d’autres, en effet. Les écrits pseudépigraphes, composés en Palestine aux environs de l’ère chrétienne, n’ont d’importance que pour l’histoire des idées du peuple juif. Ils ne nous renseignent ni sur sa vie sociale, ni sur ses pratiques religieuses. Nous aurons l’occasion de parler de ces singuliers écrits en traitant de la littérature juive au premier siècle, mais ils ne sauraient, à aucun titre, être considérés comme des sources pour l’étude que nous entreprenons. Quant aux auteurs païens, les détails qu’ils nous donnent ça et là sur les Juifs sont assez insignifiants. Parmi les Grecs, nous mentionnerons Polybe; les fragments des quinze derniers livres de son histoire romaine donnent quelques renseignements sur la Judée ; Diodore de Sicile, dont on a conservé un passage sur Antiochus Epiphane; Strabon, dont les notices géographiques sur la Syrie ont une réelle valeur; Plutarque qui parle des Juifs à propos de Crassus, de Pompée, de César, de Brutus et d’Antoine; enfin Appien et Dion Cassius qui avaient écrit des ouvrages considérables dont quelques fragments sont parvenus jusqu’à nous. Parmi les écrivains latins, nous trouvons, dans les lettres et les discours de Cicéron, quelques détails pour l’histoire de la Syrie. Tacite avait raconté le siège de Jérusalem en parlant des règnes de Vespasien et de Titus dans ses Histoires. Mais nous n’avons qu’un fragment de cet ouvrage. Heureusement que nous y trouvons un abrégé de l’histoire des Juifs jusqu’à la guerre de Titus. Quant aux Annales qui racontent l’histoire romaine de l’an 14 à l’an 68, elles nous ont été heureusement conservées, sauf un passage, et servent avec les Douze Césars de Suétone à nous renseigner ça et là sur les rapports des Juifs avec le monde romain au premier siècle. Tout cela, on le voit, est fort peu de chose, et nous avons raison d’affirmer qu’il ne nous reste que trois sources de l’histoire des Juifs contemporains de Jésus-Christ : Les écrits des premiers chrétiens, anciens Juifs qui avaient tous vécu en Palestine, et dont les ouvrages furent plus tard réunis sous le nom (Nouveau Testament); les écrits de Flavius Josèphe, le grand historien juif, qui s’est étendu en détail, à plusieurs reprises et dans différents ouvrages, précisément sur les événements de l’histoire juive au premier siècle, et enfin les Talmuds, vaste et indigeste compilation des sentences rabbiniques, qui offre, à celui qui se donne la peine de l’étudier, un tableau fidèle des moeurs, des croyances, de l’état social et religieux des contemporains de Jésus.
À suivre
Une vérité connue, mais non vécue, est toujours perdue,
Marc.

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