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Archive pour octobre 2015

Les services religieux (suite 1)

Dimanche 18 octobre 2015

Paul avait l’habitude d’être contesté par les Juifs dans les synagogues. Il ne s’attendait pas du tout à une prochaine attaque qui allait venir d’une toute autre direction : des marchands du temple de la déesse Artémis d`Éphèse. Cette attaque coïncidait avec la grande fête du mois de mai (qui deviendra un mois Marial) transformant la ville en une foire gigantesque et une bacchanale sans pareille. Elle se déroulait autour du prestigieux temple d’Artémis. Le mois de mai tout entier était consacré à la déesse de toute la Grèce.
Nous possédons, au sujet de cette fête, un document historique, gravé sur un tableau de marbre et retrouvé dans les ruines d’Éphèse : «Comme il est notoire que non seulement parmi les Éphésiens, mais dans la Grèce entière, des temples et des lieux saints, des images et des autels sont consacrés à Artémis….comme de plus; en grande preuve du respect qui lui est rendu, un mois appelé Artémision a reçu son nom parmi nous…, considérant comme convenable que le mois tout entier, qui porte le nom divin, soit gardé comme saint et célébré dignement, les habitants d’Éphèse ont décidé de régler son culte par le décret suivant : Le mois d’Artémision, en tous ses jours, sera saint. Durant le mois tout entier, on célèbrera des fêtes, des panégyriques et des solennités sacrées. Notre ville en recevra un nouveau lustre et sera prospère en tout temps ».
Les foules nombreuses qui venaient à Éphèse à l’occasion des fêtes de mai favorisaient l’expansion des idées chrétiennes, et Paul voulait en profiter pour élargir son champ d’action missionnaire. Mais son idéalisme l’empêchait parfois de considérer la situation réelle, et d’avoir égard aux intérêts séculiers des gens. Il ne s’était pas aperçu que ses activités pouvaient nuire aux revenus de plusieurs artisans. Le personnel employé au service du temple d’Artémis, les prêtres de la déesse et toute cette foule d’eunuques, de prostituées, de magiciens, de comédiens, de joueurs de flûte, de diseurs de bonne aventure et d’astrologues, étaient affectés par la prédication de Paul. Mais ceux qui avaient le plus à perdre étaient les commerçants et les négociants de la ville, les fabricants d’objets d’art et les orfèvres, les petits marchands et les vendeurs d’objets de piété risquaient de voir leurs revenus diminuer.
Dans les premiers temps, la prédication de Paul n’a pas dérangé les fervents de la déesse Artémis. Mais à mesure que le nombre de conversions se multipliait, les rumeurs commençaient à circuler. Dans le temple, les prêtres d’Artémis s’alarmaient et plus encore les orfèvres qui vendaient des «souvenirs», à proximité du lieu de pèlerinage. Cela rapportait beaucoup d’argent. Les voyageurs qui revenaient d’Éphèse, avaient l’habitude d’emporter un souvenir à leur famille : une Artémis argentée ou dorée, une image de son temple, une médaille qu’on pouvait porter comme amulette. C’est ainsi que la déesse donnait du travail et du pain aux artisans de la ville. Cette année là, le lien entre la prédication paulinienne et la mauvaise marche des affaires, fut vite fait. Démétrius (Actes 19; 24) qui employait peut-être lui-même, dans ses ateliers, de nombreux dessinateurs et ciseleurs qui copiaient en plâtre, en plomb, en argent ou en or, des statues de la déesse, des maquettes de son temple, des médailles de toutes sortes, se fit le porte-parole de sa corporation et des ouvriers engagés par les orfèvres.
Les Actes des Apôtres rapportent le discours qu’il adressa à ses collègues : «Mes amis, c’est à cette industrie, vous le savez, que nous devons notre bien-être. Or, vous le voyez et entendez dire, non seulement à Éphèse, mais dans presque toute l’Asie, ce Paul, qui par ses raisons, a entraîné à sa suite une foule considérable, en affirmant qu’ils ne sont pas dieux, ceux qui sont sortis de la main des hommes. Cela risque non seulement de jeter le discrédit sur notre profession, mais encore de faire compter pour rien le sanctuaire même de la grande déesse Artémis, et finir par dépouiller de son prestige celle que révèrent toute l’Asie et le monde entier.» (Actes 19, 25-27)
L’agitation gagna toute la ville et l’on se précipita en masse vers le théâtre, où Démétrius voulait organiser une réunion de protestation. Le mot d’ordre circula : «Au théâtre! au théâtre! Paul devant le tribunal populaire! Paul jeté aux lions!» (Histoire des nations) Paul était décidé à se rendre à l’assemblée, mais ses disciples et ses amis l’empêchèrent (vs.30) de se risquer au théâtre. C’était la première contestation ouvrière rapportée par la Bible. Les soucis des orfèvres n’étaient pas dénués de fondement.
L’hémicycle du théâtre pouvait contenir 25.000 personnes. Des promeneurs et des pèlerins, qui ignoraient de quoi il s’agissait; le personnel des magasins, des restaurants et des banques; des gens qui sortaient de la bibliothèque; des jeunes hommes qui étaient au stade, aux gymnases, aux bains et aux lieux de sport se joignirent à la foule. Tous furent entraînés, et se trouvèrent soudainement dans le grand amphithéâtre (Histoire des nations).
Le récit de l’émeute d’Éphèse est l’un des récits les plus pittoresques des Actes des Apôtres. Luc y est allé de son talent, maniant tour à tour l’ironie et le drame. L’incident rappelle que l’évangélisation chrétienne ne soulève pas seulement un débat religieux; elle déclenche parfois des conflits sociaux, avec des répercussions économiques. Démétrius avait raison : le succès chrétien va finir par dépouiller de son prestige la déesse vénérée dans le monde entier et faire perdre le travail de centaines d’artisans.
Que peut faire l`Église Romaine dans un tel cas ? Changer la déesse païenne pour une déesse chrétienne, et quelle femme pourrait être plus chrétienne que la mère du Christ, puisque cette jeune fille vierge a été choisit par Dieu, Père de Jésus.
Il faut exorciser (chasser le démon) du Temple d`Artémis, pour le dédié à la mère de Jésus, nouvelle Reine des nations dont Dieu a visité par son Esprit pour lui faire grâce (Luc 1; 28) et qui désormais toutes les nations la diront bienheureuse (vs.48) et la vénèreront grâce à l`industrie Démitrius qui continuera à fabriquer toutes sortes d`effigies que lui dictera l`Église, ainsi Éphèse deviendra l`Église de Marie.
À suivre
Le péché, voilà le nuage qui ternit notre soleil Divin, Marc

 

Les services religieux (entrée)

Dimanche 11 octobre 2015

Les premiers services Religieux seront dictés par la  » Didachè  » qui est un petit livre écrit en langue grecque, sans doute en Syrie, vers la fin du premier siècle ou au début du deuxième siècle de notre ère. Elle a été de bonne heure l’objet d’une grande vénération par l`assistance, à tel point que pendant un temps on la lisait, avec les Epîtres, aux cultes de la primitive Eglise de Jérusalem. Les Pères de l’Eglise Romaine (Saint Irénée, Clément d’Alexandrie, Athanase, Origène, etc…) l’ont très fréquemment citée, ainsi que Eusèbe, l’auteur de l’Histoire ecclésiastique. Enfin elle fut traduite en latin et en arabe.
Soudainement elle disparut et, pendant des siècles, on n’avait pas de raison d’espérer de la retrouver, lorsque M. Philothée Bryennios, patriarche de Nicomédie, alors qu’il était évêque de Sérès (Macédoine) et doyen de l’Ecole du Phanar, à Constantinople, découvrit le manuscrit, vers 1873, dans la Bibliothèque du Saint-Sépulcre – laquelle se trouve dans le palais du Phanar (cœur de l’orthodoxie mondiale) appartenant au patriarcat de Jérusalem.
Le siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople demeure la principale représentation des Églises orthodoxes.
Le manuscrit retrouvé, d’une belle écriture cursive, a été copié à Jérusalem en 1056, par « Léon, scribe et prêcheur ». M. Bryennios en a donné, en 1883, une édition très remarquable, avec introduction et commentaires. La découverte a eu un retentissement énorme. Par la suite, et jusqu’à ces derniers temps, il a paru sur la Didachè un nombre considérable d’études, dont beaucoup sont accompagnées de traductions.
Ce qui fait le grand intérêt de la Didachè, c’est qu’elle est le premier document extra-canonique au 2* siècle du christianisme primitif tant Orthodoxe que Romain, et pratiquement contemporain des livres qui composent le Nouveau Testament. Selon les historiens qui ont cherché à fixer la date de sa rédaction, celle-ci se situerait entre les points extrêmes de 70 et 150 de notre ère.
Le mot grec Didachè, ou Didakhè, signifie Enseignement, ou Doctrine. Le manuscrit retrouvé est intitulé : Enseignement des douze Apôtres, dont en dehors de cette indication du titre, les douze apôtres ne sont jamais mentionnés dans le texte lui-même. Cela fait supposer que ce titre est dû à un copiste, d`un document du christianisme primitif, écrit vers la fin du 1* siècle ou au début du 2* siècle. Le manuscrit retrouvé est intitulé……..« Doctrine du Seigneur transmise aux nations par les douze apôtres »
Le mot grec « Διδαχή » (à prononcer « didakè ») signifie « enseignement » ou « doctrine » en grec koinè. Paradoxalement, les douze apôtres ne sont jamais mentionnés dans le texte lui-même, qui pourtant, Paul écrit, qu`ils sont en tout lieu l`odeur de la connaissance de Christ (2 Cor.2; 14) parmi ceux qui sont sauvés et ceux qui périssent (vs.15) aux uns, ils sont une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie (vs.16) et qui est suffisant pour toujours triompher en Christ (vs.14).
Christ a dit à Jean: Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre (Bible) : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de I’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre » (Apocalypse 22:18,19).
PLusieurs interprètent cet avertissement comme s`appliquant qu`au Livre de l`Apocalypse, alors que Jésus a bien dit: Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car je n’ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer (Jn. 12; 47-49) Est-ce qu`il ne parle pas ici de toute sa Parole ?
Qui peut prétendre avoir l`autorisation d`ajouter au culte prescrit par Paul ?
Que faire donc, frères? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue (Actes 2; 8) que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète (1 Cor. 14; 26-27).
Est-ce que la Didachè serait devenu un livre plus important que les écrits des apôtres à l`Église du Christ pour guider la tenue des Assemblées Chrétiennes ?  » les Services religieux  »
Les sept Églises d’Asie ou sept Églises de l’Apocalypse sont sept communautés de territoire local mentionnées dans le livre de l’Apocalypse dans le Nouveau Testament. Il ne faut pas oublier que lorsque Christ s`adresse à Jean sur l`île de Patmos, nous sommes à la fin du 1* siècle de notre ère, début du 2*. plus d`un demi siècle, même 65 ans peut-être après que Paul eût été rencontré par Christ lui-même (Actes 9; 5) vers les années 35 de notre ère, alors qu`il persécutait (l`Église) les nouveaux saints de Jérusalem (vs.13).
Dans le livre des révélations, Jean cite le Seigneur qui lui dit : Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée: Églises (Assemblées) fondées par Paul sur le territoire d`Asie lors de ses voyages missionnaires.
Lorsque Christ parle à Jean prisonnier à Patmos, déjà chaque Église a nommé son propre évêque avec un Siège central. Quelques conciles seront tenus en ces lieux dans les siècles suivants, comme celui d’Éphèse ou celui de Laodicée, voulant solider l`Église romaine avec certains passages des écrits de Didachè, ou Didakhè, signifiant Enseignement, ou Doctrine.
Quelques évêques de ces Églises nous sont connus, comme Méliton de Sardes un des auteurs et apologète chrétien de la seconde moitié du 2* siècle. Figure de la communauté chrétienne de Sardes en Lydie, en Asie mineure, il est un des plus renommés apologistes (science religieuse) grecs de la période, entretenant des polémiques et des controverses avec les païens. Il est également attesté comme l’un des premiers auteurs à porter à l’encontre des Juifs l’accusation d’avoir « tué Dieu »,
À suivre
Le péché, voilà le nuage qui ternit notre soleil Divin, Marc